Pourquoi nous voterons pour la liste conduite par Georges Frêche où figurent les quatre vice-présidents communistes sortants. De Didier Nieto et Monique Grzyb

En mars prochain, au premier tour de  l’élection régionale, nous voterons pour la liste conduite par Georges Frêche, que les militants socialistes des cinq départements de la région ont très massivement désigné, et  sur laquelle figurent nos quatre camarades conseillers régionaux et vice-présidents sortants, Jean-Paul Boré, Josiane Collerais, Henri Garino, Jean-Claude Gayssot.

C’est en effet le seul choix qui nous paraît cohérent avec celui que les communistes du Languedoc-Roussillon avaient fait en 2004 : celui de l’union la plus large à gauche, donc avec le PS, dès le premier tour, pour mettre un terme à une trop longue gestion de la droite alliée à l’extrême- droite,  et sur la base d’un accord programmatique qui porta clairement l’empreinte de l’apport communiste.  L’une des justifications du « Front de gauche » pour refuser ce choix en 2010, partout et pas seulement en Languedoc-Roussillon, est que la crise et l’aggravation sans précédent des coups portés par le pouvoir contre le socle même des acquis sociaux et démocratiques de notre peuple rendraient caduque la longue expérience unitaire –avec ses hauts et ses bas- de notre parti. Nous pensons tout le contraire. La situation est nouvelle en effet, mais ce pire, et le pire qui est encore à venir font et feront encore plus devoir aux communistes d’être passionnément unitaires et utiles, au service de tous ceux qui en sont les victimes !

Nous voterons donc pour  la liste de gauche où figurent en position d’être élus nos quatre camarades, qui sont pleinement les artisans d’un bilan régional qui n’est pas que celui du Président de région, dont, pas plus qu’eux-mêmes, nous ne cautionnons certains comportements ou paroles inadmissibles.  Un bilan largement positif,  ce que personne ne se hasarde à nier. Un bilan auquel nos camarades ont pris une part reconnue, compétente, créative, combative, sur lequel ils annoncent clairement vouloir s’appuyer pour aller plus loin, faire plus et mieux, propositions concrètes à l’appui, prises en compte dans le nouveau contrat pour le prochain mandat. Un bilan dont la droite, par la voix de Couderc, a déjà déclaré que son premier acte en cas d’élection serait de liquider les avancées sociales les plus significatives!

Notre vote signifiera donc aussi le refus de désavouer des camarades qui ont fait plus que ne pas démériter. Mieux encore, ce sera de notre part un vote de confiance de militants communistes à leurs camarades élus qui aujourd’hui, publiquement et la tête haute, comme ce fut notamment le cas le 29 janvier à Aimargues, rendent compte de leur mandat et proposent aux électeurs des pistes pour en enrichir, approfondir les acquis contre les visées de la droite, dont le retour est une menace réelle.

Nous le ferons d’autant plus que s’il y a une « exceptionnalité » du Languedoc-Roussillon qui se dessine d’une façon inquiétante et malsaine, c’est bien celle-ci : plus l’échéance approche,  et moins a lieu la confrontation sur les projets régionaux en présence, et plus s’instaure, de la part de toutes les listes sans exception, une étrange unanimité sur le thème de « Tout sauf Frêche » tenant lieu de programme et où tous les coups sont permis.

Nous sommes un peu plus exigeants, et nous voulons, avec notre bulletin de vote, en notre âme et conscience de communistes, battre la droite et donner à la région et à ses habitants une chance de consolider leurs avancées.

Nîmes le 3 février 2010; Monique GRZYB et Didier NIETO

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